Dimanche 7 septembre 2008


un petit jeu auquel m'a convié un bloggeur...Allons-y...

1. Attrapez le bouquin le plus proche

il y a une quantité de livres à portée de mon fauteuil ! Prenons Thomas Kuhn : la structure des révolutions scientifiques.

2. Ouvrir à la page 123

3. Trouver la cinquième phrase et citer les trois suivantes

« Quels sont ces effets ? Deux seulements semblent universels. D'une part, toutes les crises commencent par l'obscurcissement du paradigme et par un relâchement consécutif des règles de la recherche normale »...

4. Dénoncer le taggueur (celui qui m'a arrimée à cette chaîne)

 il s'agit de Baldwulf
! le chroniqueur du monde de Noghaard que je vous laisse découvrir...

5. Trouvez 5 nouvelles cibles.
 
EmmaBovary dont le blog Pr'Ose relate les aventures d'une revue et propo se des textes en prose souvent poétiques

Yunette : rien que pour la mosaïque de photo qui l'orne, son blog vaut le coup d'oeil, et on voit naître une plume au fil des posts

titeplume un blog avec des notes de lectures, des textes plein d'émotions, l'origine de certaines expressions...

Maneki Neko des textes riches en couleurs qui ne laissent pas indifférents, des étymologies, des billets d'humeur...

Yume de la courte nouvelle aux extraits de mangas et de roman, il y en a pour tous les goûts

retour de la poésie après cet entracte, dont je ne m'explique pas le caractère gras...

Par Elvys - Publié dans : au fil des jours
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Vendredi 5 septembre 2008
 

         Se perdre en soi           
          dans l'inexploré          
         de sa démesure
          

        Démasquer                 
        les gestes retenus        
       les chemins détournés  
       les rêves sans écho
      

       Laisser voguer la plume
       en notes impromptues   
         mélodie dansant          
     vers les désirs ancrés     
      au fa dièze de l'âme
      

Par Elvys - Publié dans : poèmes
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Mardi 2 septembre 2008


                                                                                                              La mer vole en éclats
                     sur les canines rocheuses
                de l'île

          Des arêtes roses
                 de la falaise à pic
             émergent 
           les ailes de neige et d'argent
                des goëlands
           aux cris affamés

          A l'ancre dans la crique
              j'embrasse des yeux le couchant
          horizon psychédélique


         Les drisses claquent dans le vent
                   conteur de fariboles
j'entends le chant des korrigans moqueurs
        et les trépidations
                    de leurs danses
par le pré salé et les chemins perdus
            courant à travers les ajoncs

Île aux tempes battues par les lames
      pays d'écume et de lichen
je t'appartiens
      comme on marque son âme
              d'un sceau de granite

Vague après vague
              je me love en ton sein
      le long des anses de sables
         tatouées
              entre tes rochers

Je suis de ce pays 
      comme on naît d'une femme
j'ai grandi en ton ventre salé
     c'est ici que je me suis dressée
debout
     face à ma destinée

 

Par Elvys - Publié dans : poèmes
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Samedi 30 août 2008

 


                   Je bois                 
          la mémoire enclose        
         dans la rosée nocturne     
                                                
Chaque goutte instille en moi    
         la mélodie sans paroles   
          des gestes d'autrefois      
                                                
             J'en recueille l'écho     
          sur ma peau désertée     
                                              
      Mains offertes à l'absence 
            Que n'ai-je oublié       

Par Elvys - Publié dans : poèmes
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Jeudi 28 août 2008
                   Fleurs pourpres
          sur la portée des songes

               notes acidulées
       ouvrant sur d'autres mondes

       miroirs des âmes sans paroles
                      au soleil mineur
              des mélodies d'outre-enfance
         tissant nos chemins décroisés

             dans un brin d'autrefois
                 nos mots se lient
                                se tressent
                se fânent et se délitent

            nous restons frères d'encre
            ornant de fleurs pourpres
               la portée des songes
Par Elvys - Publié dans : poèmes
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Mardi 26 août 2008
un conte écrit pour un jeu d'écriture sur le forum "à vos plumes" (voir liens), à partir d'une photo

http://avosplumes.xooit.com/image/20/c/5/0/2_61-5086d7.jpg.htm

 Le passeur de songes

Affalé sur un banc du jardin des Plantes, Romain ruminait son naufrage ordinaire. Le matin, hermétique aux sciences, il avait tenté de se fondre dans le mur du fond de la classe, le regard voletant par la fenêtre. En allemand, il s'était absorbé dans le profil d'Hélène, une élève de seconde 2 placée légèrement en diagonale. Un charme singulier émanait de ses pommettes piquetées de son. Il y avait puisé l'énergie de l'aborder à la pause de midi. Les copines d'Hélène s'étaient mises à glousser lorsque le visage de Romain avait viré au rouge fuschia. Il avait battu en retraite, la tête basse, et durant la séance d'éducation physique qui suivit il courut comme un dératé pour oublier son humiliation.

Mais sur son bout de banc, à l'ombre des tilleuls, il songeait qu'Hélène, elle, n'avait par ri. Un zeste d'espoir lui vrilla le ventre, avant qu'il ne l'assomme : à vrai dire, elle n'avait pas réagi du tout. Transparent. Voilà ce qu'il était pour elle. Qu'avait-il de spécial qui aurait pu lui plaire, lui le rêveur du dernier rang, toujours à court de mots ?

A l'autre extrémité du banc, un vieil homme penchait la tête, orientant son chapeau comme une antenne pour capter les pensées de l'adolescent, les mains croisées sur ses genoux. A un moment donné, il souleva son chapeau de sa main gauche et Romain s'endormit. Alors, le vieil homme posa délicatement son couvre-chef sur la tête de l'adolescent.

Les filles aiment les fleurs de poèmes
rêva Romain.

Prends la plume
laisse voguer ton regard
et cueille les mots
à leur envol.

Puis le vieil homme remis son chapeau sur sa tête avant de s'éloigner.

A son réveil, Romain trouva un recueil de Guillevic sur le banc. Il l'ouvrit au hasard, laissant les mots s'inscire en lui.

Il demeura longtemps sur le banc, s'imprégnant du poème dont la structure résonnait en lui, les yeux dans le vague. Il y songea le soir encore, avant de s'endormir. Le lendemain matin, son stylo fila sur la page d'un seul trait :

 Suppose

Que le vent te raconte
Les frissons de mon âme

Et que je te demande
de m'accorder un voeu

Pour tresser à nous deux
nos chemins buissonniers


Le jeune garçon écrivit ses propres mots à l'encre sur un carton et signa. En cours d'allemand, lorsqu'Hélène fut interrogée au tableau, il le glissa comme marque page dans son agenda.

Le lendemain, il retrouva un papier de bonbon dans sa trousse. On lisait à l'intérieur :

Murmure impromptu
touchée en plein coeur – demain
ciné à cinq heures

La journée sembla s'étirer comme un chat paresseux jusqu'à ce qu'enfin retentisse la sonnerie de quatre heure et demie. Romain empoigna son sac, redressa le col de sa chemise et s'échappa du lycée à grandes enjambées. Le cinéma se trouvait à l'autre bout de la ville.

Légèrement en retrait, Hélène l'avait pris en filature. Quelques rues plus loin, elle pressa le pas pour le rejoindre, trottant sans bruit dans ses sandales souples. Arrivée à sa hauteur, elle laissa balloter son bras un moment, jusqu'à heurter la paume du jeune garçon. Elle saisit ses doigts, puis s'empara de la main toute entière. Jamais Romain n'avait ressenti un désarroi aussi délicieux.

Il coupèrent par le Jardin des Plantes. Sur un banc, un vieil homme rajusta son chapeau, le sourire au coin des yeux.

Par Elvys - Publié dans : nouvelles et contes
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Lundi 25 août 2008
                              La bulle d'hiver

                 Le vent a tourné la dernière feuille
                         c'est la fin du livre
                                        de l'automne


    l'hiver s'en vient comme une bulle fraîche
                 sur les arbres nus


       j'observe le mouvement lent
                   des passants
              dans le parc givré

           un bâton à la main
                    pour l'ensorceler


      Parce que les mots d'autrefois
             comme des larmes lentement bues
        ne suffisent pas


                                    simplement
                                 pour réinventer


                            le toucher du langage
                                   les gestes esquissés

                   l'empreinte évanescente
                          des paroles qui naissent
                     sur la peau du soleil
                           tremblant parmi les arbres


Par Elvys - Publié dans : poèmes
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Dimanche 24 août 2008
 

                                             A l'encre de nuit
                                               sur le froissé du ciel
                                         écrire obstinément
                                                 le vol de l'oiseau
                                             avant qu'il ne meure

 

                                                         tant de songes s'évaporent
                                                    proies de l'aube éclatante


                   hâte toi d'écrire
              jusqu'au bout de l'obscur

                         hâte toi

                           le coeur palpitant
                                 papillon de nuit
                            contre le mur nu

 

                       encre son empreinte
                         sa danse impromptue



                                                                 la lune s'approche
                                                                        de la lisière du noir
                                                                    ta muse à trempé son visage
                                                                             en son miroir céleste

                                                   
                                                       hâte toi d'écrire
                                                              sous son sortilège

                                                                             
                                                             la lumière point déjà
                                                                     entre les cils de la colline
                                                                et la magie se fige
                                                                          dans la brume évanouie

 

Par Elvys - Publié dans : poèmes
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Samedi 23 août 2008

    

      Rappelle-toi que j'ai peur
           et secoue le ciel
        que les songes glissés
     dans le manteau de l'aube
              se déploient
    dans le vent de septembre


       Ainsi germera le silence

Par Elvys - Publié dans : poèmes
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Mercredi 20 août 2008
 




Comme un éboulis à venir
           une peur non déclarée
     prête à éclater

 


une balle ronde et rouge
       qui pulserait
        au-dedans

          un déchirement de soie
                   très lent
                       dans la nuit

                            et ces serpentins dans la tête
                                          ce labyrinthe en gestation
                                   tout ce fourmillement intérieur


          qui n'en finit pas

Par Elvys - Publié dans : poèmes
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Passionnée par les ateliers d'écriture, je souhaite partager mes poèmes, nouvelles... pour échanger autour des mots, en écho, en résonances, lorsque les liens se tissent entre les lignes

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