Jeudi 11 décembre 2008
 

Dans la chaleur du kerrozène

        odeur jaunie

  de papier d'autrefois


l'encre figée entre les pages

         résonne encore

   de tant de mains en écho


livres parcheminés

   livres passages

       livres


    empreintes du temps

pas silencieux de personnages

    dont la vie s'étire

         page à page


visages émergeant

      du rêve d'un errant

une âme vagabonde

          glissant d'un monde à l'autre

     à la croisée des imaginaires

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Dimanche 30 novembre 2008

 

Incendie céleste

Dans l’irréalité du couchant

Les arbres s’empourprent

Au mépris de cet air glacé

De novembre

 

Valse des feuilles écarlates

Aujourd’hui je sais que le temps m’est compté

Je finirai par danser dans le vent

Lorsque l’automne aura frappé

Aux portes de mon âme

 

 

 

 

 

Brusque révélation 

Qui me taraude

Qui me propulse dans l’instant

Je dévore la vie

Comme une crème glacée

Sur le point de fondre

Je m’emplis de lumière

Comme on se gorge de vin chaud

 

La vie brûle en moi

Bâton d’encens

Qui se consume lentement

 

Voici mon étincelle

Buvez cet éclair bleu

Ce qui n’est pas donné est perdu

 

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Mardi 4 novembre 2008

                                                         la vie rejaillira
                                                             entre la sagesse et l'amour
                                                            l'on est tout l'on est rien
                                                           qu'une force effrontée
un défi face au temps
un détour

la vie rejaillira
entre la douceur et l'amer
on se joue du destin
des embruns sur les cils
et le coeur à l'envers
on s'accroche on se tient
solidaires

la vie rejaillira
dans les lignes des mains
les chemins ortifères
les chagrins
je la vois qui s'étire
et se pare à bondir
                                                           la vie rejaillira
                                                             en félin

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Lundi 3 novembre 2008






J'encre mes nuits 
contre l'obscur
contre la vie qui nous démange
contre la démesure des maux
destins étranges

je peins mes nuits
couleur azur
 rimaillant quand l'espoir renâcle
comme un rempart au temps qui rôde
 destins qui râclent

boîte de nuit
 toute en dorures
fruit de mes insomnies tenaces
pour combattre les déchirures
destins de grâce



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Samedi 1 novembre 2008
arénaire est plus euphonique que "aréneux..."




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Mardi 14 octobre 2008
Tu retiens

Du jour    l'insuffisance
Du noir    le tremblement

On croirait
  que tu te meurs d'attendre
dans la peur dissoute
       du lien
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Samedi 11 octobre 2008

Cathédrale

Elancés vers le ciel
   vivants piliers
     entrelacés de grâce

       la voûte
  porte plus haut
    nos illusions

Sommes nous parcelles divines
     enchâssées dans la chair
 ou simples corps vibrants
           d'une étincelle sacrée

Hommes ils furent ceux qui croyaient
   et bâtirent de pierre
       ce pont entre deux univers

 

Hommes ils furent et demeurèrent
         créateurs
  d'une oeuvre de lumière

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Jeudi 9 octobre 2008
 

Le brouillard
  s'esclaffe
     dans la tourbe
en estafilades froides

   dans la nuit profilée
       ton sillage gracile
 en frissons d'herbe


j'embrasse le silence
      à pleines mains
j'en cueille la stupeur
              révélée

   à ton doigt
       une étoile
          étrangère

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Mardi 7 octobre 2008

La mer est mon refuge
Mon âme y vogue en songe
Elle est inscrite en moi
En marque ombilicale

Mon âme y vogue en songe
L'exil est illusion
En marque ombilicale
L'océan m'est mémoire

L'exil est illusion
Contingence futile
L'océan m'est mémoire
J'y noie mes insomnies

Contingence futile
J'habite au bord du vide
J'y noie mes insomnies
J'y enfouis mes secrets

J'habite au bord du vide
La mer est mon refuge
J'y enfouis mes secrets
Elle est inscrite en moi

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Jeudi 25 septembre 2008
Pour illustrer mon goût pour le vers libre, j'ai peiné sur un même sujet de deux manières : 
dans un premier temps, en vers métrés (je l'espère sans erreurs, j'ai juste négligé les rimes féminines ou masculines) en alexandrins, avec des rimes. Le résultat ne me plaît guère.
Puis j'ai retravaillé le même poème en vers libres. 

Le Sphinx


A l'affût d'une proie invisible, d'un rêve
Qui viendrait agiter mon sommeil taciturne
Silhouette sculptée dans la clarté nocturne
Ton orgueil vigilant apaise mes nuits brèves

Phare au brillant iris guidant mes insomnies
Ta fierté immobile un instant délaissée
Ton corps zébré de noir se laisse caresser
Ronronnant sous mes doigts, en féline manie

Puis d'un bond audacieux vers la fenêtre humide
Tu griffes le carreau. L'animale nature
Qui te pousse à sortir dehors à l'aventure
Se heurte à la frontière imposée par le vide

O Sphinx ensorcelé, gardien de mes nuits blanches
Apprivoiseras-tu cet humble territoire
Que j'ai pu t'accorder, asile dérisoire
Quand la misère des rues amaigrissait tes hanches ?

 

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  Sphinx

Comme sculpté
   dans la clarté du crépuscule

Immobile fierté zébrée de nuit
   A l'affût de mes songes

Phare au brillant iris 
  veillant sur mes insomnies

Dans ton orgueil félin
      te laissant caresser
  tu apaises mon mal

Dehors
  l'instinct t'appelle
Tu te heurtes
   à la frontière du vide

O Sphinx de mes nuits blanches
    sauras-tu t'accorder
        à mon humble territoire

Tu te mourais dans l'herbe
     et je ne peux t'offrir
qu'une prison de velours

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Passionnée par les ateliers d'écriture, je souhaite partager mes poèmes, nouvelles... pour échanger autour des mots, en écho, en résonances, lorsque les liens se tissent entre les lignes

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